« Quand vous dites qu’un homme qui frappe, gifle, étouffe et blesse une femme a tort seulement parce qu’elle n’a pas « consenti », vous dites que le seul problème de la violence masculine est que les femmes n’ont pas encore appris à l’apprécier » Catharine Mackinnon, juriste internationale
Rien n’avance : les violences sexistes sont exponentielles.
Une culture du viol qui explose c’est le viol qui se normalise et donc se moralise.
Nous y sommes : Dark romance et Only Fans c’est l’érotisation des violences sexistes et l’auto entreprenariat de ses viols. Le système violeur bosse sur l’auto soumission des victimes. Mais le consentement au viol n’efface pas le viol. La bitocratie mondiale obtient le consentement des violées par la paupérisation des femmes et enfantes, la normalisation du sexclavage, l’entrée dans les mœurs quotidien des viols filmés pornographiques (première consultation d’ internet), les inégalités F/H présentes dans tous les domaines . Le viol est entouré d’autres violences qui le rende possible, de même que la violence du viol rend possible d’autres violences. Le viol nous éjecte du monde professionnel, nous écarte du monde du travail pour nous renvoyer redomestiquées à la maison. Le viol domestique lui nous empêche d’accéder au monde professionnel. Mais fait de violée une profession en nommant cela « prostitution ». Le viol nous laisse pour seule condition le viol. Violée une fois, violée mille fois.
Et c’est le concept paternaliste de consentement qui crée une abysse dans laquelle des millions de femmes chutent. Car si la frontière entre viol et non viol est le consentement alors tous les viols consentis pour éviter une violence supérieure , par contrôle coercitif, aliénation, emprise, ruse, chantage, passent à la trappe . Une fois passés à la trappe du légal, ils explosent et deviennent la promotion du viol. La publicité pour le viol n’a alors aucune limite et inonde actuellement toutes les œuvres publiques …Et cette culture du viol produira infailliblement des viols « non consentis ». Pour le dire autrement les viols de guerre ou de génocide des peuples colonisés par l’impérialisme bourgeois, les viols tarifés des passes des femmes paupérisées et racisées atteindront aussi les petites filles et fils blancs de bonne famille. C’est d’ailleurs seulement à ce moment que le féminisme bourgeois commencera à s’agiter et proposera le consentement pour faire une digue. Mon espoir est que la digue explose le plus vite possible.
Le consentement pour être un outil valable présuppose une relation égalitaire. Or l’agression par viol est le cas typique d’une agression dont la jouissance même est la domination. Et les femmes ne sont -de fait- pas à égalité avec les hommes. L’opprimée du patriarcapitalisme n’a par définition pas le pouvoir de dire oui ou non, quand l’oppresseur a lui le privilège de commettre un crime. Aucune femme n’est en mesure de pouvoir ou non consentir. Introduire le consentement fusse-t-il adjectivé en « libre et éclairé, spécifique, préalable et révocable» comme remède à la culture du viol c’est tendre un piège aux dominées. Le consentement se fabrique et sa fabrique se superpose à ce qui est appelé « culture ». Le magistrat François Lavallière se glorifie de cette soit disant avancée, parle du violeur comme d’un « partenaire » et du viol comme d’un « acte sexuel » : il présuppose l’égalité et retient d’un acte de domination son terrain génital…C’est la victoire juridique d’un homme.
Dès que le consentement est avancé comme remède aux violences masculines, nous ressentons confusément une déprime sourde dont on ne parvient pas à saisir l’origine. C’est que la mention du consentement piège le psychisme dans un syllogisme misogyne à 3 présupposés :
- Les femmes et les hommes sont égaux : vœux pieux dénué de réalité
- Les femmes y sont entérinées objets de désir et niés comme sujets de désir : le fameux « les hommes proposent, les femmes disposent ». L’initiative est masculine, l’approbation féminine.
- L’intention masculine d’agresser est niée : la volonté d’un violeur n’est pas de faire l’amour mais de faire la haine. Un consentement le ferait débander, et le désir des femmes c’est ce qu’il veut précisément tuer.
Le viol est le crime parfait parce qu’un crime sans trace. Vous pouvez faire l’amour avec un homme le soir et ce même homme pourra vous violer le lendemain matin. Le viol c’est le sexuel sans relation. (En outre le sexuel sans sensuel est déjà une dissociation terreau de viol ence). Un violeur n’est jamais un partenaire quand il viole mais un agresseur. Le viol c’est la pénétration sans relation et l’absence de relation n’aura jamais les preuves du carburant judiciaire. Personne ne m’a demandé si je désirais charnellement un homme qui m’arrive au nombril et qui a l’âge de mon père. Parce que tout le monde sait que c’était impossible à désirer et qu’il m’a violée. Et j’ai du consentir à être violée pour ne pas être tuée.
Le consentement introduit dans la définition du viol s’avère donc une fiction juridique inopérante. Mais si ce concept n’est en rien un outil de justice en revanche son introduction dans la Loi opère sa validation symbolique. Et ce symbolique est patriarcal. L’introduction du consentement dans la définition du viol est une victoire des violeurs. Plutôt que de valider l’existence du viol par le non consentement, la lutte féministe doit interdire les violences masculines qui obligent les femmes à consentir au viol. C’est le contrôle coercitif des accusés qui doit être ausculté et la situation inégalitaire dénoncée. Les victimes appellent à l’aide l’appareil judiciaire mais il vient de valider le consentement comme un outil d’évaluation, il vient de remettre une bifle aux femmes violées. Les bourreaux violeurs ont comme relais les bourreaux Tribunaux.
Le crime de viol met en échec le Droit pour organiser la justice sociétale. Le Droit est dans les mains des hommes. Les hommes possèdent les outils du maintien de leurs impunités. Car le Droit des hommes décide aussi de régir par la punition. Or le punitif est masculiniste et son antidote féministe c’est le préventif. Le punitif est une violence, le préventif jamais. Lutter contre la culture du viol c’est sortir de l’appareil punitif et entrer dans les explorations préventives.
Ajoutons que les violeurs sont tous des négationnistes du patriarcat, des idéologues misogynes au narratif masculiniste. Nul viol sans discours de viol. Les violeurs truandent le cerveau autant que les chairs. Les violeurs romantisent l’agression, pervertissent les valeurs. Leur recette c’est le chaud romantique qui fait passer le froid du porno. Et c’est Patrick Bruel ou Julio Iglesias qui chantonnent du romantoc comme hameçonnage à l’agression de toute puissance. Puis ils font du viol un geste romantique. Les violeurs actionnent dopamine et endorphine; la succession de chocs psychiques et l’alternance créant une dépendance. Les violeurs sont des dealers faisant des viol hantées des toxicomanes . Quand le cerveau ne reçoit plus les dosent générées par les chocs il se crée un manque et une dépendance au bourreau. Pour violer, le violeur fabrique l’aliénation. L’inversion éthique de la perversion violeuse rend le « consentement » inopérant parce que l’addiction ne permet aucun jugement. Quand les circuits de récompense sont élaborés par les violences, les victimes ont besoin de soins pas le sevrage et d’une reconfiguration neuronale saine. Les agresseurs construisent des labyrinthes vicieux dont les victimes devront sortir pour survivre. L’emprise et sa dissociation traumatique explique qu’une femme reste à côté d’une homme qui la frappe, l’emprise et sa dissociation traumatique explique qu’une femme reste à côté d’un homme qui la viole. Coups et viols sont des violences. Un phénomène connexe s’exerce également : des hommes associent des stimuli érogènes à des gestes de torture comme par exemple l’étranglement pour dresser les femmes à la soumission. Les signaux chaux/froid sont successifs et simultanés. La psyché est littéralement programmée au viol. Mais la dépendance à l’intensité que génère la violence des violeurs n’a jamais été désir de violence comme le font croire les histoires misogynes…
Elle était une fois une Fable. Une Fable inventée par les hommes. Cette Fable permet aux hommes de violer les femmes, les enfants et les zootres en totale impunité. La Fable doit être répétée de mille manières dans toutes les représentations de planète Bitocrate : récits, livres, films, images, peintures, chansons, spectacles. Car la répétition de cette Fable sert de propagande à la fabrique des violeurs. Et le viol des femmes sert aux hommes à maintenir le pouvoir de diffusion de masse à ce Grand Mensonge, à ce Mythe : « Les femmes sont masochistes ». « Elles aiment ça ». Les violeurs affirment tous qu’on était consentantes, ils disent tous qu’on aime ça, qu’on est faite pour ça , qu’on est ça, « ça » étant notre propre négation. Les violeurs inventent que notre mise à mort par leur bite est notre plus cher désir de vie.
Il était une fois une Réalité tut : les hommes sont sadiques. La masculinité s’exerce par son aptitude à opprimer tout ce qui n’est pas homme.
Le viol n’est pas à considérer comme actuellement (et comme l’entérine le « consentement » maintenant dans la Loi) sur le terrain des relations dites sexuelles mais comme torture corporelle de prédation domination. Commencer par comprendre que le viol a une fonction au maintien du patriarcapitalisme et que donc les hommes ne cesseront jamais de leur plein grès mais seulement s’ils y sont obligés. Donc l’effort pédagogique est une illusion criminelle, ce sont les moyens d’un rapport de force qu’il faut actionner. Le viol est un crime d’inégalité. LES HOMMES PEUVENT NOUS VIOLER PARCE QU’ILS POSSÈDENT 99 % DU FONCIER PLANÉTAIRE : LE CAPITAL C’EST EUX. Ils ont littéralement acheté la Terre par la spoliation séculaire du travail gratuit des femmes, nos esclavages domestiques et procréatifs. Aucun sexclavage ne peut être maintenu sans des violences constantes qui cassent les efforts d’affranchissement des femmes : le viol est le dressage qui a pour fonction de nous maintenir dans nos fers. Le viol est un avilissement qui nous empêche de croire dans notre dignité. Sans sentiment de dignité, pas de révolte. Le viol nous dégrade et honteuses à genoux nous ne pensons plus que la fureur misogyne délirante du violeur puisse être dénormalisée.
Les hommes ont le pouvoir de nous violer parce qu’ils ont tous les pouvoirs : économiques, politiques, symboliques, matériels. Les femmes se cognent aux parois de la dicktature, de la bitocratie où les violeurs ont le privilège de dressage par orifice génital.
Le viol est légalisé de mille façons, en changeant son intitulé : « prostitution », « devoir conjugal », « pornographie », « mariage des petites filles », « sugar dady », « insémination artificielle » pour les zootres etc… Nous devons cesser d’utiliser les mots de l’ennemi pour le combattre mais nommer le réel de nos oppressions pour les saisir. Sexclaves nous devons cesser d’être.
Les opprimées doivent s’adresser directement à d’autres opprimées sans intermédiaires. Tous les intermédiaires trahissent les femmes. Et de nos paroles communes surgira l’organisation de la lutte. Il faut des agoras de survivantes qui décideront ensemble des modalités de résistance. L’expertise n’est pas extérieure aux expertisées.
Ayons une approche systémique et arrêtons d’enfiler les perles de cas individuels sans analyse des causes structurelles qui les génèrent. Mediapart et son service « VSS » fait de l’investigation louable mais censure systématiquement tout propos qui nomment les acteurs du système violeur. Mediapart feint de dénoncer les violences sexistes en taisant les rouages structurels qui les sous tendent et évitant méticuleusement de nommer l’ennemi principal légalisé qui génère des millions de viols . Si bien que Mediapart s’affilie aux problèmes autant qu’aux solutions . Avoir pour fondateur le très paternaliste moustachu ne saurait y être étranger. Père la Morale énonce des généralités creuses mais sympathise avec Caubère ou Ramadan. A Mediapart les femmes bossent pour taire l’origine de la culture du viol et enfilent les perles des cas Metoo espérant par un effet magique que l’accumulation opère au changement sociétal . A Mediapart les causes des crimes de viol par le patriarcapitalisme, le système prostitueur, l’impérialisme, le racisme, le spécisme, l’husbandry, l’oligarchie bourgeoise ne seront jamais explicités. A Mediapart on individualise les viols sans cibler le nerf de la guerre contre les femmes. Les victimes d’un côté, les analystes de l’autre. Car l’analyse des victimes met en danger l’appareil bourgeois. Et les compartiments journalistiques en « services » n’aident pas la pertinence transversale des analyses. Les viols sont endémiques parce qu’ils sont nécessaires au patriarcapitalisme.
S’il est vrai que les violences sexuelles touchent toutes les classes de la société, il est aussi vrai que ce sont les viols des femmes bourgeoises qui bénéficieront davantage de visibilité médiatique. Puisque c’est la bourgeoisie qui possède les médias. Ce sont aussi les femmes bourgeoises qui ont parmi les femmes le plus de latitude au consentement. En effet, les femmes bourgeoises subissent le sexisme mais ne cumule pas avec le classisme, le spécisme ou le racisme qui viennent augmenter l’impossibilité d’échapper aux violences masculines. Ce n’est donc pas un hasard si la légifération du « consentement » est un trophée d’une bataille de bourgeois. Vendre son viol pour pouvoir nourrir ses enfants comme a dû le consentir une victime de DSK et c’est le consentement comme outil de justice qui vole en éclat. La mise en avant du « consentement » agit comme un paravent conceptuel pour faire disparaitre les millions de viols prostitutionnels et inséminatueurs de l’ élevage : voilà sa fonction politique. Brandir le consentement c’est cacher que le viol est institutionnalisé. Brandir le consentement c’est individualiser un crime collectif. Brandir le consentement c’est nier le peuple femelle comme un peuple de désirs.
Faire que les voix que l’on n’entend jamais dans la diffusion de masse (que cela soit dans les mecdias fascistes dominants ou les alter medias à peine moins misogynes) arrachent les micros phalliques. Aucune féministe radicale n’est sur les plateaux mecdiatiques, jamais, on y écoute tout au plus que les féministes libérales bourgeoises, occidentales et identitaires : c’est à dire de l’antiféminisme soft. Le contradictoire est une immense blague car les libfem sont contredites à droite mais jamais à gauche. Le féminisme bourgeois possède la liberté de se foutre de la liberté des autres. Le féminisme bourgeois a une indifférence totale à la condition dominée des femmes prolétaires, racisées et à celle de leurs enfants. Le féminisme bourgeois n’étant pas concerné par le consentement au viol tarifé, il a le luxe de faire du fait prostitutionnel un « sujet polémique » qu’il évite soigneusement. Le féminisme bourgeois n’étant pas concerné par les viols de génocide, il a le luxe d’omettre la colonisation comme expression patriarcale. Face à cette lâcheté éthique de classe et de race des milliers de femmes prolétaires, racisées et colonisées souffrent et meurent tous les jours.
Un féminisme qui ne dit plus rien de fort laisse la place à la boucherie patriarcale. L’israël viole massivement la Palestine spoliée par les colonisatueurs violeurs. Les nazis violaient les juives, les sionistes violent les arabes. Ce judéo nazisme théocratique racialiste innove en violant aussi massivement les enfants et les hommes.
L’extrême droite masculiniste qui explose dans le Monde est un backlash au mouvement mondial Metoo. Or l’antidote au fascisme viriliste c’est précisément le féminisme radical qui saisi les racines des violences masculines plutôt que de colmater les symptômes infinis. Le féminisme est un mouvement de résistance à la colonisation masculine. Si il oublie son ADN anti patriarcal il sombre dans un identitarisme stérile pour la justice qu’il prétend obtenir. Et devient lui-même oppressif sur les peuples encore plus opprimés que le peuple des femelles humaines. Un féminisme radical et non identitaire est un féminisme qui embrase TOUTES les victimes de l’oppression masculine violeuse : le peuple des femmes mais aussi les peuples colonisés, les peuples enfants et les peuples des autres animaux que le primate humain.
Nous devons cesser de consentir à la domination masculine. Mordre leurs bites coutelisée comme expression de notre légitime défense. Faire interdire toutes les œuvres sexistes passées présentes et avenir. Le sexisme tue , tuons le sexisme. Calquer la juridiction sur le racisme au sexisme comme le préconisait déjà Gisèle Halimi …
L’impunité mène à la barbarie.
Nous devons créer des œuvres qui érotisent l’égalité.
Nous devons inventer d’autres imaginaires.
Nous devons nous foutre de leur gueule avec gaité.
Libérer l’Europe du fascisme colonisa tueur.
N’oublier aucune victime du patriarcapitalisme et s’occuper en priorité de là où les femmes, les enfants et les zootres sont le plus violés. En ce moment Palestine , Soudan, Eros Centers et toutes les fermes industrielles ou artisanales du monde.
La boussole de lutte est si simple, hâtons-nous de la suivre avant que l’écocide mondial des violeurs nous emporte toustes dans un dernier ouragan …
Solveig Halloin, 31 mars 2026
https://www.mediapart.fr/journal/france/210624/affaire-caubere-autopsie-d-un-fiasco-judiciaire





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