ÉTAT MÂLFAITEUR

ÉTAT MALFAITEUR

Mardi 8 juin, vers 6h30, le bras armé de l’État est venu me chercher à mon domicile pour me placer en garde à vue, avec 7 autres activistes de Justice un peu partout en France, pour « association de malfaiteurs », « vol aggravé », « dégradations », …

Nous avons passé 35h privé·es de nos libertés, comme les lapines, truies, poules, vaches, etc. qui en sont privées toutes leurs courtes survives, avant même de naître.

Cette garde à vue était la suite des 10h que nous avions eu en novembre dernier (post ici : https://www.facebook.com/OpenTheFarms/posts/10225091484493985) ou avait déjà eu lieu la perquisition de notre domicile.

En arrivant à la brigade, j’ai refusé de donner mon ADN, et ai pris mon droit de garder le silence lors de mes auditions. J’ai passé la première journée entre menottée à un pilier en béton et la navigation à mon domicile pour 2 perquisitions.Lors d’une perquisition, la milice avait pour ordre du procureur du Mans, M. Marie, de voler tout l’argent qu’iels pouvaient trouver et tout objet militant. Sachant qu’à la dernière perquisition de novembre 2020, iels nous avaient déjà volé près de 50 scellés. Iels avaient également pour ordre de prendre ma brosse à dents pour voler mon ADN que j’ai refusé de donner en arrivant à la brigade. Lors de la garde à vue de novembre, les gendarmes avaient déjà essayé de voler illégalement mon ADN sur le goulot d’une bouteille de jus de fruits. Je suis donc maintenant fichée pendant 40 ans dans leurs fichiers ADN des criminels et délinquants… Pour avoir dénoncer l’holocauste en cours.Également, pour me « punir » de ne rien déclarer lors de mes auditions, les gendarmes ont volé ma voiture. Ils ont d’abord saisi mes comptes pour prendre l’équivalent en euros, puis ces derniers étant vides, ont donc pris ma voiture qui séjourne actuellement à la brigade et devrait finir dans la structure militaire d’une ville voisine.

Tout cet acharnement pour apparemment des tags, des collages et un sauvetage d’agneaux. Les criminels de l’élevage n’acceptent pas que la réalité soit hurlée au monde entier. Si la répression est forte aujourd’hui c’est à cause de la cellule « Demeter » de la FNsea en collaboration avec l’État et son bras armé de la gendarmerie.(Cellule Demeter : https://www.facebook.com/CriminelsE…/posts/131246451683713Christiane Lambert a porté plainte contre moi pour avoir dénoncé ses viols : https://www.facebook.com/OpenTheF…/posts/10220457907857465La FNsea attaque la Résistance animaliste : https://www.facebook.com/OpenTheFarms/posts/10226713438561823)

Pourtant, ce qui a été écrit sur les collages ou les tags ne sont que la réalité. Oui, M. Denormandie, ministre de l’agriTorture est bien le suppôt de la FNsea. Les membres du gouverneMENT sont les pantins de cette mafia dangereuse. Et l’élevage est bien du nazisme. L’organisation du « travail » dans les camps de la mort pour les autres animaux a servi de modèle à celle mise en œuvre dans les camps de la mort pour humain·es (tétaniser les victimes, leur faire perdre leurs repères et découper en tâches simples et répétitives le meurtre de masse de façon à banaliser le geste des assassins). D’ailleurs, Himmler, bras droit d’Hitler, était éleveur et passionné d’eugénisme, mais après son échec commercial en tant qu’éleveur de poulets, il est devenu éleveur d’êtres humains. Rappelons qu’éleveur n’est pas un métier, c’est un crime. Christiane Lambert, présidente de la FNsea et tortionnaire de cochons, ainsi que tous les éleveurs du monde pratique l’eugénisme et sont défendu·es par les gouvernements collabos pour des questions capitalistes.(L’élevage est un éternel Treblinka : https://drive.google.com/…/1ATqPVJrWpyGb9lkOnK44WulRh8R… et lisez UN ÉTERNEL TREBLINKA de Charles Patterson ) Aujourd’hui, les méthodes des collabos sont d’aller récupérer les individu·es sorti·es de l’enfer. Comme ils ont fait avec Louise & Rosa en 2019, 2 dindes sorties d’un camp peu de temps avant de se faire égorger pour « noël », qui ont été récupérées sous la demande de la procureur ultra-spéciste d’Évreux, Mme Puechmaille. C’est maintenant le tour de 7 agneaux qui ont été sauvé·es de la mort par des activistes de Justice à « pâques ». La milice retourne actuellement toute la région pour les retrouver et leur retirer la vie paisible qu’iels auraient pu avoir…C’est un scandale. N’y a-t-il pas plus dangereux criminels à traquer que des animalistes qui veulent simplement stopper la violence imposée aux autres terrien·nes ? Des résistant·es de Justice qui veulent vivre dans un monde de paix, dans un monde juste, où on n’arrête de faire naître des individu·es dans le seul but de marchandiser leurs vies et de les assassiner par milliards.

On comprend tout ça quand on passe des journées devant des abattoirs à caresser des animaux entassé·es dans des camions de déportation pour leur dire au revoir, qu’on les entend 20 minutes plus tard hurler lors de l’égorgement. On comprend quand on voit toutes ces mamans truies encagées qui ne peuvent même pas se lever. Quand on caresse leurs nez et qu’on croise leurs regards vides. On comprend quand on est à côté de milliers de cages ou des bébés lapins se blessent les pattes sur le métal. On comprend quand on voit des veaux pleurer dans des cages, loin de leurs mères. On comprend quand on voit des dindes et des poules entassées dans des hangars en train de suffoquer… On comprend quand on voit ces être incroyables se débattre, se défendre, quand on les voit tenter de s’enfuir, pour continuer à vivre… Tant qu’on n’a pas passé du temps dans des élevage soi-même, à sentir l’odeur de la merde et de la mort et à croiser le regard de ces individu·es, on ne peut pas comprendre l’urgence absolue de les sortir de ces lieux de violence.

Voilà contre quoi nous nous battons, voilà ce que l’État et son bras armé protège, voilà ce qu’on laisse faire tous les jours, partout dans le monde

Alizée DENIS , 23 juin 2021