LE PATRIARCAT : VIRUS DE NOTRE TERRE MÈRE

LE PATRIARCAT, LE VIRUS DE NOTRE TERRE MÈRE.

Femmes du monde entier, nos pires cauchemars inimaginables – dont nous savons capables les hommes (séquestration, viols, vol de nos bébés) – se produisent quotidiennement envers des millions de femelles.
Si vous êtes féministes, comment pouvez vous consommer de la chair d’une femelle exploitée ? Comment pouvez vous financer des violeurs par l’achat de « votre » viande ? Comment pouvez vous boire du lait d’une mère qui n’est pas la votre, tout en poussant son bébé à la mort ?
NouEs ne sommes pas si différentes… Elles aspirent comme nous toutes à la vie, au respect, à la liberté.
On ne peut pas prétendre faire la révolution féministe, tout en laissant des millions de femelles être massacrées chaque jour.
Elles ont besoin de nous. L’avenir sera femelliste ou ne sera pas.

LE #FEMELLISME : c’est une lutte politique radicale matérialiste (et non essentialiste) où l’animalisme et le féminisme ont fusionné. Cette fusion s’est faite sur deux constats. Le premier, les oppresseurs sont les mêmes, des hommes. Les mâles humains ont prédéfini notre place dans la société en faisant en sorte que nous leur soyons « utiles ». L’homme a colonisé nos corps femelles, réduits en objet reproducteur et masturbateur.
Ils abusent nos chairs, exploitent nos corps, nous privent de nos libertés.
Et le second, les victimes sont aussi majoritairement les mêmes, des femelles. NouEs sommes en effet exploitées principalement pour nos capacités reproductives et/ou sexuelles que ça soit dans l’industrie laitière, de la viande, des œufs, les fermes à sang etc où les femelles sont violées, désenfantées, assassinées ainsi que pour les femmes avec la pornographie, la prostitution, la GPA, les dicktats religieux. Les animaux vivent d’incroyables violences dans leurs chairs. Ils sont domestiqués, objectifiés, génétiquement modifiés, dépecés, mutilés, démembrés, charcutés, brûlés vifs etc. et les femmes vivent en partie ces violences avec les violences conjugales, les féminicides, l’excision, les apartheids sexuels vestimentaires, les viols, le harcèlement, les désenfantements abusifs, les mariages forcés, les crimes d’honneur, les inégalités de travail/salaire, les violences gynécologiques, les conditionnements à la soumission sexuelle phallique, aux tâches domestiques, les critères de beauté etc.
Ces violences existent depuis longtemps mais elles sont exponentielles depuis plusieurs décennies allant de pair avec le capitalisme débridé. Si certains droits ont été acquis pour les femmes occidentales il n’en reste pas moins que l’appauvrissement et la précarité touchent majoritairement les femmes seules avec enfants. Depuis #MeToo une légère vague de libération de la parole des femmes voit le jour mais rien de concret n’a changé pour nouEs encore. Et pour ce qui est des autres animaux, qui n’ont pas la parole, leurs violences sont invisibilisées, minimisées par les propagandes publicitaires lobbyistes des multinationales du zoolocauste. Sur l’hôtel des sacrifices du patriarcat gisent les femmes, les enfants et les animaux. La planète se meurt, l’industrie de la viande pollue plus que le pétrole, les hommes ont fait de ce monde un mouroir. Le patriarcat a fait de nouEs des avalées avaleuses. Il est urgent que les femmes reprennent du pouvoir et sauvent ce qu’il est encore temps de sauver. Le combat va être dur, les hommes sont des morpions du pouvoir, 99% du patrimoine mondial est détenu par eux, mais quand on a plus rien, quand on nous a vidé, volé, violé, dépossédé de tout il nous reste plus que la rage de justice pour survivre. Les femellistes sont des résistantes à toute viandalisation des corps, espeçage, sexage, sexclavage, nous luttons contre tous les fascismes qu’ils soient humaniste, spéciste, religieux, misogyne, raciste, capitaliste etc. pour remettre les animaux, que nous sommes toutes et tous, au cœur de l’écosystème planétaire. Nous sommes la nature qui se défend. Stop à la pandémie patriarcarniste et patriarcapitaliste écocidaire, stop miZOOgynie ! Le femellisme ou l’apocalypse.

GO FEMALIST.

Carole Léaux, 2 avril 2020

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