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“Marronnage : évolution d’animaux domestiques vers l’état sauvage après s’être échappés. On parle alors d’un animal marron ou féral.
Le terme provient d’un emploi ancien ; il désignait alors la fuite généralement dans la jungle d’un esclave.”

Qu’est-ce qu’un élevage ? Des prisons en abîme où des êtres sont corps prisonniers des tortures génétiques, prison chimique, prison-cage, prison-boxe, prison-hangar, prison-clôtures. Hors de ces murs — pour tout horizon des miraculés sauvés de l’assassinat — de sporadiques refuges, autres prisons élargies. Hors du refuge le territoire de la dictature humanocrate sur lequel les zootres sont sans droit. De la prison génétique à la prison androquie, existences sous compression.

Qu’est-ce qu’un élevage ? La promiscuité, l’intensif. L’éleveur violeur est coupable de crime de prolifération et de crime concentrationnaire.

Qu’est-ce qu’un élevage ? La domestication ultime de « domus », maison, et « dominus », dominer. Quand la maison est la prison sur des générations, elle se perçoit comme naturelle. À croire que les esclaves de chair possèdent le gène de la cage. La dissonance cognitive de la cage semble plus puissante encore que celle de la viande.

Damnestication.

Qu’est-ce que l’élevage ? L’esclacage.

La ferme enferme et l’enfer leur ment.

Quand l’enfer est ici, partout est mieux qu’ici, ailleurs s’impose. Une seule solution, la tentative. Quand l’holocauste est dans la place, faire la libération est un devoir éthique. Il faut abolir l’élevage parce que c’est indispensable. Ne rien tenter c’est collaborer. Toute tentative d’interruption ne peut être pire que le Pire non interrompu. Encager ou laisser en cage relève de la même psychopathie.

La première des libertés, de toute éternité, est la liberté de mouvement. Et la liberté n’attend pas. Tous les élevages du monde sont les couloirs de la mort de condamnés en sursis d’égorgement. Mais il ne s’agit plus de le filmer, de le montrer, de le voir. Filmer n’est pas libérer, il s’agit d’intervenir sur le drame en cours. Il n’y a pas de justice sans geste de justice. Sortons de la contemplation morbide du spectacle des agonies pour interrompre leur supplice, tendre le bras qui rompt le mal. Quittons le regard scopique qui ne voit plus.

Pour abolir l’esclacage, libérons les esclaves. Délivrons les zoonimaux pour qu’ils actent leur libération. Que chaque cage ouverte, délivre un·e combattant·e. Que rien à propos d’eux ne se fasse sans eux. Que la pagaille des zooffranchis fasse basculer l’ordre totalitaire. Contre les zootortionnaires cessons d’être des maîtres sauveurs mais soyons adjudants des zoocombattants. Restituons-leur enfin leur agentivité. Les zoonimaux ne sauraient n’être que bénéficiaires passifs de nos tutelles bien intentionnées. Prenons la place de second, laissons-les tracer par leurs voies propres les sentiers de la résistance. Chacun·e d’entre elleux sera unique inventeur de légitime défense. Allié·es pour la justice, supprimons les outils des tyrans et leur toute puissance criminelle cèdera à son appareillage : ouvrons toutes les cages des élevages, libérons les sauvages. Ouvrons les fermes jusqu’à ce qu’elles soient toutes vides. Ouvrons les portes des wagons de déportation, ouvrons les abattoirs. Aidons-les à s’échapper de l’enfer. Sortons-les dehors, hors de la séquestration vers de fugitives générations. Que la divagation de toustes entame Zoopolis, autre odyssée de civilisation. L’ère animaliste arrive comme un printemps post apocalypse. Spring is coming now.

Ouvrir les cadenas, détruire les miradors. Comprendre que le nombre de détenu·es, s’il est le pire drame contemporain, est aussi le plus grand potentiel d’abolition de l’esclavage procréatif. Pour que cesse leur Treblinka éternel, laissons les survivant·es subvertir le statu quo. Transformons l’impasse tragique de l’effroyable condition animale en advenir. Cessons d’être aveugle à la cage et apercevons enfin l’incommensurable potentiel de leur désir de vivre.

Libérer les prizoonniers est un acte éthiquement, pragmatiquement et stratégiquement juste.

Libérons-les pour créer un autre imaginaire.

Libérons-les, c’est un geste de paix.

Que les délivrances se propagent à travers le monde comme un espoir insensé à la perte du sens.

LIBÉRONS-LES !

Solveig HALLOIN, 14 avril 2019

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LET’S ESCAPE THE POLITICAL PRIZOONERS: THEY’RE THE LIBERATION ARMY!

« Browning: the evolution of domestic animals into the wild after escape. This is called a brown or feral animal.

The term comes from an old job; it used to refer to the flight into a slave’s jungle. »

What is a farm? Prisons in the abyss where beings are bodies trapped in genetic torture, chemical prison, prison-cage, prison-box, prison-hangar, prison-fences. Outside these walls – for any horizon of the miraculous saved from the assassination – sporadic refuges, other enlarged prisons. Outside the refuge the territory of the humanocratic dictatorship on which zoothers are without right. From genetic prison to androquia prison, existences under compression.

What is a farm? Promiscuity, intensive. The rapist breeder is guilty of proliferation and concentration camp crimes.

What is a farm? The ultimate domestication of « domus », house, and « dominus », dominate. When the house is the prison for generations, it is perceived as natural. It seems that flesh slaves possess the cage gene. The cognitive dissonance of the cage seems even more powerful than that of the meat.

Damnestication.

What is livestock farming? Slavery in cage.

The farm locks up and the hell lies to them.

When hell is here, everywhere is better than here, elsewhere is necessary. Only one solution, the attempt. When the holocaust is in the place, making liberation is an ethical duty. Livestock farming must be abolished because it is essential. Not to try anything is to collaborate. Any attempt to interrupt cannot be worse than the uninterrupted Worst. To put in or leave in a cage comes from the same psychopathy.

The very first freedom, from all eternity, is freedom of movement. And freedom can’t wait. All the livestock farms in the world are on the death row for people sentenced to suspended slit throats. But it’s no longer a question of filming it, showing it, seeing it. Filming isn’t liberating, it is a question of intervening in the current tragedy. There is no justice without acts of justice. Let’s leave the morbid contemplation of the spectacle of agonies to interrupt their agonies, to reach out with the arm that breaks the evil. Let’s leave the scopic gaze that can’t see anymore.

To abolish slavery, let’s free the slaves. Let’s release the zoonimals so that they can record their freedom. That each opened cage delivers a fighter. Let nothing about them be done without them. Let the chaos of the freedanimals overthrow the totalitarian order. Against zootortionaries, let’s stop being master rescuers and become zoofighters’ warrant officers. Let’s finally restore their agentivity to them. Zoonimals can’t simply be passive beneficiaries of our well-meaning guardianships. Let’s take the place of the second, let them trace by their own paths the paths of resistance. Each of them will be the unique inventor of self-defense. Allies for justice, let’s remove the tools of the tyrants and their almighty criminal power will give in to their devices: let’s open all the cages of the farms, let’s free the savages. Let’s open the farms until they’re all empty. Let’s open the doors of the deportation cars, let’s open the slaughterhouses. Let’s help them escape from hell. Let’s take them out, out of confinement to fugitive generations. May the divagation of each and every one begins Zoopolis, another odyssey of civilization. The animalist era arrives as a post-apocalyptic springtime. Spring is coming now.

Open the padlocks, destroy the watchtowers. Understanding that the number of prisoners, if it is the worst contemporary tragedy, is also the greatest potential for the abolition of reproductive slavery. To stop their eternal Treblinka, let the survivors subvert the status quo. Let’s transform the tragic impasse of the appalling animal condition into a future. Let’s stop being blind to the cage and finally perceive the immeasurable potential of their desire to live.

Freeing the prizooners is an ethically, pragmatically and strategically right act.

Let’s free them to create another imaginary.

Let us free them, it is a profound act of peace.

May the deliverances spread throughout the world like a foolish hope for the loss of meaning.

LET’S FREE THEM!

Participate in the resistance to justice by supporting the actions of the collective Boucherie Abolition with a donation: https://paypal.me/pools/c/88WwztW1L7

HUYAMOS DE LXS PRIZOONERXS POLÍTICXS: ¡SON EL EJÉRCITO DE LIBERACIÓN!

« Browning: la evolución de los animales domésticos hacia la naturaleza tras la huida. Esto se llama un animal marrón o salvaje.

El término viene de un antiguo trabajo; se refería a la huida a la jungla de lxs esclavxs. »

¿Qué es una cría? Cárceles en el abismo donde los seres son cuerpos atrapados en torturas genéticas, prisión química, prisión-jaula, prisión-caja, prisión-hangar, prisión-vallas. Fuera de estos muros – por cualquier horizonte de lxs milagrosxs salvadxs del asesinato – refugios esporádicos, otras cárceles ampliadas. Fuera del refugio, el territorio de la dictadura humanocrática en el que los zootrxs no tienen derecho. De la prisión genética a la prisión de la androquia, existencias bajo compresión.

¿Qué es una cría? Promiscuidad, intensivo. El criador violador es culpable de crímenes de proliferación y de concentración.

¿Qué es una cría? La domesticación definitiva de « domus », casa, y « dominus », domina. Cuando la casa es la prisión por generaciones, se percibe como natural. Parece que lxs esclavxs de carne poseen el gen de la jaula. La disonancia cognitiva de la jaula parece aún más poderosa que la de la carne.

Maldidomesticación.

¿Qué es la cría? Esclavitud en jaulas.

La granja se cierra y el infierno les miente.

Cuando el infierno está aquí, en todas partes es mejor que aquí, en todas partes es necesario. Sólo una solución, el intento. Cuando el holocausto está en su lugar, hacer la liberación es un deber ético. La cría debe ser abolida porque es esencial. Intentar nada es colaborar. Cualquier intento de interrupción no puede ser peor que el ininterrumpido Peor. Poner o dejar en una jaula viene de la misma psicopatía.

La primera libertade, desde toda la eternidad, es la libertad de movimiento. Y la libertad no espera. Todas las crías del mundo son corredores de la muerte de personas sentencias de corte en suspenso. Pero ya no se trata de filmarlo, mostrarlo, verlo. Filmar no es liberar, se trata de intervenir en la tragedia actual. No hay justicia sin actos de justicia. Dejemos de la contemplación morbosa del espectáculo de la agonía para interrumpir su agonía, para alcanzar con el brazo que rompe el mal. Dejemos la mirada escópica que ya no puede ver.

Para abolir la esclavitud, liberemos a lxs esclavxs. Soltemos a los zoonimales para liberarlos. Que cada jaula abierta entregue un caza. Que no se haga nada al respecto sin ellxs. Que el caos de los libranimales derrote el orden totalitario. Contra los zootorturadores, dejemos de ser maestros rescatadores para convertirnos en oficiales de ordenanza de lxs zoocombatientes. Devolvámosles por fin su agentividad. Los zoonimales no pueden ser beneficiarios pasivos de nuestras bien intencionadas tutelas. Tomemos el lugar de lxs segundxs, dejémosles trazar por sus propios caminos los caminos de la resistencia. Cada unx de ellxs será ela únicx inventorx de la autodefensa. Aliadxs por la justicia, saquemos las herramientas de los tiranos y su todopoderoso poder criminal cederá ante su sistema: abramos todas las jaulas de las crías, liberemos a lxs salvajes. Abramos las crías hasta que estén todas vacías. Abramos las puertas de los coches de deportación, abramos los mataderos. Ayudémosles a escapar del infierno. Saquémoslxs, del confinamiento a las generaciones fugitivas. Que la divagación de todxs comience Zoopolis, otra odisea de civilización. La era animalista llega como una primavera post-apocalíptica. Spring is coming now.

Abre los candados, destruye las torres de vigilancia. Comprender que el número de prisionerxs, si bien es la peor tragedia contemporánea, es también el mayor potencial para la abolición de la esclavitud reproductiva. Para detener a su eterno Treblinka, dejar que los sobrevivientes subviertan el status quo. Transformemos el trágico callejón sin salida de la espantosa condición animal en un porvenir. Dejemos de estar ciegxs a la jaula y veamos finalmente el potencial inconmensurable de su deseo de vivir.

Liberar a lxs prizoonerxs es un acto ética, pragmática y estratégicamente correcto.

Dejémoslos libres para crear otro imaginario.

Liberémoslxs, es un gesto de paz.

Que las liberaciones se extiendan por todo el mundo como una tonta esperanza de pérdida de sentido.

¡VAMOS A LIBERARLXS!

Participar en la resistencia a la justicia apoyando las acciones del colectivo Boucherie Abolition con una donación: https://paypal.me/pools/c/88WwztW1L7